Je dessinerais avec le lait sauvage d’une grande guerre ton regard d’où part la lumière tremblotante. La lumière tremblotante de cette morsure que l’impératrice par sa génétique trouve âpre. Je finirais les contours de ta bouche que le dieu yam face à moi, grelottant, regardera comme une idée extensible. J’interrogerais pour toi l’oracle des diadèmes qui enfantera plus tard des blondes aux robes de silicone quantique, aux prénoms morts depuis trois siècles et notre mémoire, jetée aux oubliettes, se délitera.
Je ferais flamber la nacre de ces noires bobines, et de ces indispensables prises de conscience à venir comme cet espace criard où l’on ne peut que s’ébattre, comme ces aiguilles qui craignent d’oublier ces kyrielles de prodiges les définissant malgré tout. Et, sur des avenues aux ailes de diesel et aux goûts de safran, où la fin des cimes engrossera l’arbre enterré et toute son écorce frénétique, le souvenir de ces choses lointaines s’évanouira alors…
