Poésie surréaliste NotesMat15

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Mantille verte, peintres et marchands de tableaux américains !

En chapardant le béton marbré qui s’étalait en long sous le soleil, nous étions presque synchrones avec le compte rendu de ces marchands de tableaux ; ces marchands de tableaux qui en rangeant leur matériel, laissaient tomber sournoisement la retouche surréaliste de cette mantille peinte de la même couleur que cette nuit verte sur Vegas.

Un peu de terre rissolée éclatait en croûtes sur le bas-côté, ce bas-côté qui était envahis par une foule en délire admirant l’installation d’une douche pas vraiment conventionnelle pour des peintres n’ayant de la sympathie que pour le diable ; une douche que les palmiers nous enviaient et qui avait fait pleurer le grès noir et le fatiguait outrageusement.

Dans notre carnet de moleskine, à la page cent, il y avait ces tâches à faire, ce planning élaboré par Led Zeppelin en personne, pour le régénérer mais nous préférions écrire de la poésie, doubler dangereusement les charrettes de ces peintres sur cette belle allée figée autour de la route. Les nouvelles des zébus pelés, à caricaturer, perçant des zones rachidiennes de ces artistes, étaient encore loin de nous parvenir.