Disséminé dans le parc aux couleurs chairs, l’outrage des montagnes en avait de la poésie à revendre ; de la poésie qui élevait les gamins de Portland au niveau de sa hauteur spectaculaire. Les nuits de pleine lune, on se disait que le chaos qui en résultait ne pouvait contenir que l’illusion de la vie et de son mouvement ; ainsi l’outrage des montagnes réinventait leurs féminités, leurs désirs maléfiques, et leur appartenance à des virus sélectionnant l’ADN, à des marchands de guillotines qui blasphémaient.
L’outrage des montagnes chapardait aussi d’autres nuits funèbres, des nuits que des momies, transies de froid dans leur caverne, affolaient, un affolement de tous les sens ; et des sens, l’outrage des montagnes comme ces pyramides immondes, il en avait fait pleuvoir sur ces profanateurs quand les hivers de papier blanchissaient les nombrils des reines dévouées au orient ou au occident.
Enfin, dans ce spectaculaire chaos, il ne laissa après son passage que des nocturnes qu’on évoquait à voix basse et qui étaient facilités par la régénération des tapisseries coloniales. Aussi incroyable que cela puisse paraître !
