Le grès noir enlaçait sa robe de plumes échancrées et goudronnées à l’arrache. La naissante nuit de Led Zeppelin l’embrassait violemment, ce qui soudain l’excita. De sérieuses fumées synchrones nous déshabillâmes avec exaltation.
Suivi par un lent balayage panoramique qui courait sur le linoléum jusqu’au Portique des Rêves, nous nous dirigeâmes vers la chambre, traversâmes le couloir comme une seule créature nue sans face et sans dos, et, dans un amas de flaques qui ressemblait aux taches de rousseur des univers et qui s’immobilisa un instant pour caricaturer quelques scènes campagnardes idylliques et ensoleillées, nous fûmes dissous dans les amalgames immondes de ces papiers représentant une équation à double inconnue.
À présent, la chambre n’était éclairée que de bougies noires, et nous entrâmes dans un sanctuaire. Un sanctuaire où des savants en cravate minuscule chiffraient les dégâts que le damage d’un tas de photos de vacances sur notre table à abattants, avait revendiqué…
Je perdis connaissance quand la situation prit une tournure délicate : parée et décorée de notes de musique éparpillées et peintes à la main, sa robe de plumes, dont l’ouvrage avait été dirigé par un capitaine de vaisseau spatial, avait fait fléchir l’irréalité de cette nuit à la Zeppelin !
