Poésie surréaliste NotesMat15

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As-tu peur du Noir ?

Il y avait déjà eu maldonne quand tu avais démontré, avec tes gants de boxe, la mystérieuse laideur de leurs exécutions macabres. Leurs exécutions dépêchées par des cours d’assises incohérentes. Mais ce n’était pas faute d’avoir peur du noir ; les lacunes de leurs accusations, quand ils dessinaient, à la place des portraits-robots, des failles vêtues de cuir noir canonique, avaient été toutes démystifiées par cette angoisse viscérale de se retrouver dans le noir le plus absolu. 

Et moi-aussi j’avais peur, j’avais peur quand je respirais difficilement entre les bandages des momies atrophiées, en position embryonnaire… Et cette peur, qui rejoignait par son thème commun ce petit livre rouge que les pharaons avaient retracé en cherchant quelques Esprits libres et intelligents, était comme un ouragan. Un ouragan ne pouvant se départir de son essence originelle de Milan noir. Pourtant, ils se savaient prédestinés à briller plus que des planètes… À briller poétiquement dans cette noirceur que de simples joueurs ou d’avares collectionneurs avaient piraté, hacké au nom d’un simple poète inconnu. Mais, à ce moment là, tout n’avait pas planté.