Certes, je ne suis pas arrivé à t’inventer une histoire Grunge, expressive, simple et courte mais je reste persuadé que si on bricolait un peu cette « trilogie américaine » alors on pourrait voir les arbres, qu’on a enrubanné de robes à frou-frou blanches, se calciner et les Hordes jetées sur les routes ; d’un point de départ exploitable jusqu’à ce noeud narratif que les Hordes calomnient, si on bricolait un peu, on pourrait ajouter, au paysage, des pingouins dans les champs, ce qui signifierait que l’hiver serait vraiment méchant… Méchant à faire pleurer un visage furtif, ce que les Hordes désirent comme apocalypse.
Alors, sous la chaleur d’un soleil calmée par l’air marin, on inventera une autre histoire, un autre visage, et on observera les tendres flocons descendre du ciel.
Expressive, simple et courte comme une mise en scène à la Cobain, est cette histoire qu’on racontera, en s’endormant sur un toit, ou au sommet d’une démoniaque grue de caméra ; les démons convoqués à minuit, heure d’écriture et extase d’après Thompson.
