Poésie surréaliste NotesMat15

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Scentless et Yellowy Eye

Après s’être chauffées au contact du plafond qui fléchit, et des astres au manteau noir, des images de Portiques Sacrés, puis d’autres images que cette pataugeoire de peintres à la Rembrandt gobe par le nerf optique, en cette ère glaciaire ; et en passant sous ces portiques de grès rouge, je prends le risque de les désorienter dans leur télépathie minérale, télépathie que j’autogénère… Peintures revenues à l’état sauvage puisque je ne peux coucher sur papier la description de leurs nuits aussi agitées que végétales, la liste de leurs reliques que le clairvoyant Scentless a absorbé dans un amalgame de couleurs.

Alors je les décris ainsi : dans la vase qui leur confère la faculté de cette fâcheuse télépathie, elles ont les yeux d’un jaune tirant sur l’hypnose (yellowy eye) et deviendront adultes, après bien des étés brûlants et des neiges bigrement précoces, ce qui désassemblera tout le réseau de ces artistes alors qu’elle réside, cette croissance surnaturelle, idéale aux tréfonds de leurs terreurs d’enfants.