Poésie surréaliste NotesMat15

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Rolls-Royce et vide-ordures

Dans le quartier où l’on ne voyait que des Rolls-Royce, l’Esprit des comédiennes sadomasochistes avait dissipé les vieux malentendus. Les malentendus qui foisonnaient dans les romans des Rêveurs et qui avaient choisi comme domicile céleste une marmite pleine de rubis ou un simple asile d’aliénés. 

Sur leur trente-et-un, les Rolls-Royce avaient peur de ces grands brasiers qu’elles allumaient, sans doute, uniquement pour affirmer la place du feu. Ce feu, dans les ténèbres pour honorer tout ce temps perdu à rester sage et conformiste… et cette époque où elles étaient tellement belles, tellement jeunes, tellement folles au point de dénouer les cheveux de leurs victimes de ces rubans cousus avec du fil d’or !