Poésie surréaliste NotesMat15

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L’ivresse de la noirceur

J’avais écrit un poème, après un café bien frappé, que j’ai aussitôt déchiré, comme un appel pacifiste à tous les rêveurs… Trop macabre, pas assez fun pour les réseaux sociaux, mais l’incarnation de ce poème m’a, pour ainsi dire, semé dans sa course ; une course à l’allure fulgurante à travers le dédale des villes les plus complexes.  

Leur complexité sombre et austère, s’inspirant du retour des macchabées sous des astres convoqués uniquement pour leurs retrouvailles à Port-Saïd, ne me bottait pas plus que ça. 

Alors j’ai bu un pastis et leurs terres nourricières à tous ces rêveurs ont vu errer de fantomatiques, de tristes vagabonds parlant exclusivement en sanskrit, ah ces rêveurs, dont la mentalité était incarnée par ces étoiles en virée, pouvaient bien pioncer tout m’était égale ! 

Se rejoignant sensiblement sur le sujet, il n’y avait plus que les étoiles, les rêveurs, les astres et leur cornée dépoussiérée, les rêveurs encore et toujours ces étoiles qui, dans un maillage jouant serré, paraissaient toujours aussi noires !