En posant le pied sur la plaine pâle, la première chose que je remarquai fut cet arbre unique avec sur ses branches quelques corbeaux qui se cramponnaient.
Le croassement des corbeaux, pendant que Beth dormait encore, en avait fait frémir bien des ombres qui restaient couchées sur l’herbe rare du défilé rocailleux et accidenté d’où je venais.
La perte des données pendant son rêve avait entraîné des alpages noirs de craie et de surprises synthétiques dans sa chute… et je sentais que l’arbre par sa photosynthèse annihilait cette lumière onirique qui paraissait enamourée de cette perte nostalgique…
Et soudain un troupeau d’enfants entoura l’arbre, réalisant un cercle parfait avec leurs bras et, dans leur crâne qui bouillonnait, il y avait tant d’idées d’une telle perversité que le rêve, dessiné à la craie et au fusain par Beth, plongea en capitulant.
