La nuit. La nuit et le froid, comme un travail de longue haleine. Alors qu’elle crapahute au sommet d’un palais épiscopale de style néogothique, sa bouche disparaît et est instantanément remplacée par l’ouïe d’un poisson mutant.
Puis la fermentation, l’ombilic des limbes dans son crâne comme des conceptualisations de couleur verdâtre qui recouvrent aussi ses cheveux – de mémoire maya, on n’a encore jamais vu ça – puis soudain prennent la teinte du jaune d’or très pâle du comptoir d’ivoire où elle a atterri. Comptoir d’où les mondes des jars germent et leurs lentilles labiales aperçoivent, à la fin de ce rêve, le commencement de toutes choses.
Elle se trouve sans la moindre transition dans le parc des pendus aux yeux lavés par le ciel, et écoute à présent le lugubre plain-chant d’une momie en lambeaux, à moins qu’il ne s’agisse que d’une mélodie à la Kurt Cobain…
