Poésie surréaliste NotesMat15

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L’apogée de l’Africanisme

Le secret est une drogue puissante.
Quelques pétales de ciel blanc arraché pour guider rapidement et à contre-courant les mercenaires… Ces mercenaires ? À leur chef, je lui offrirais un collier de têtes coupées de toutes ces histoires sans fin que les cannibales ont porté à leur zénith.

Et Virgile rôdera quelque part, là où des dépouilles musquées de chats orientaux, étudiées par des scientifiques de l’ordre occulte, ont couvert le sol des hangars poussiéreux et ces spécialistes des gadgets et de la filature les réincarneront. Des réincarnations qui sont parvenues à hisser une équation à peine résolue en dehors de notre univers façon lotus bleus et pour défier le végétal je ferais ma tribu en les liant pour toujours aux jacinthes dans un bouquet quelque peu kafkaïen…

Je danserais pieds nus sous un soleil rouge pour bien les requinquer ces digitalisations, ces corps de femmes nues qui ont eu l’idée avant moi, et j’enivrerais les vautours et le don de l’ubiquité imaginé pour nous comme le summum des silhouettes d’origine africaine. Ce sera une danse pour initier les gris-gris des jeunes filles et les habituer à expérimenter à l’orée du bois d’autres existences ; existences aux terrifiants mots si simples, qui entre leurs cuisses enfantines ne sont que des vagabondages éthérés… 

Et je jonglerais pour toi avec toute sorte de personnes, avec les pièces d’argent et de cuivre d’un ancien empereur, trop précieuses et trop rares pour les retrouver sous terre dans les clairières celtes ou au fond des lagons asiatiques. Trop précieuses et trop rares pour les retrouver sur un marché à Jakarta, sac sur le dos, avec des Français et des Suédois, et surtout ce gros barman fuyant son comptoir d’ivoire. Alors j’ai fait semblant d’oublier ; et, dans le système informatique du Navigateur, les gnomes ont exploité cette faiblesse.