Je vieillissais dans un fût aux arômes océaniques et mes jambes trempaient dans un café créole, j’avais de vagues souvenirs d’horizons yéménites.
Les arbres autour de moi s’élançaient pour décrire l’étude inachevée d’un mathématicien inconnu, grand admirateur à ses heures perdues du docteur Freud.
Les mouettes et leurs discussions métaphysiques m’affligeaient mais mon corps baignait toujours au fond de ce café créole…
Et les phrases de l’énigmatique mathématicien semblaient me condamner à une noyade certaine ; elles étaient apparues dans un contexte avant-coureur et futuriste, un contexte qui raffinait encore davantage ses arômes, les arômes de ce café qui venaient d’une lointaine galaxie.
Mon corps était presque entièrement immergé mais je la trouvais toujours aussi suggestive la lumière de cette vieille lanterne que les mômes apercevaient des falaises d’Étretat, la nuit.
Il me restait encore à parcourir à la nage une centaine de kilomètres quand les faunes, inspirés par quelques danses fantasmatiques, se fédérèrent pour verser le précieux fût dans les tréfonds ténébreux d’où se précipitaient aussi des terrasses et des vergers en haute altitude !
