Poésie surréaliste NotesMat15

• •

Les voleurs de feu

Pour esquisser le début d’une odyssée, l’âme des zèbres et des zéphyrs, et pour les interroger et pour connaître leurs coutumes, la populace parlementant avec la colérique Volga

Pour donner naissance après quelques semaines d’abattement aux voleurs de feu, une machine qui se déconnecte automatiquement en enchaînant les pannes en série.

Pour étendre son empire jusqu’au désert brûlant du Yémen, une autre machine qui se familiarise avec le réveil de Voltaire, on se dit alors qu’on a beaucoup de chance de le connaître, et que ce n’est pas donné à tout le monde

Pour zinzinuler comme les mésanges, la fauvette, le néant ou la vie de Sybille, le monde de Zarathoustra comme si on revenait d’une pêche miraculeuse, le faux pas étant de confondre coup de foudre et désir volcanique. 

Pour s’éveiller parmi les doyens qui font régner la terreur en érigeant des cathédrales romano-gothiques, les civilisations déchues du Zambèze qui se méfient du high-tech.

Pour faire sécher au soleil les stigmates des voleurs de feu, des déluges fâchés avec la zoologie, l’éclosion de leur œuf apocalyptique exigeant l’érection de leurs verges et cela se manifeste aussitôt après un jingle façon Eels par des coulées de lave et de suspicieuses sécrétions, à doses sans cesse renouvelées, de mescaline !