Poésie surréaliste NotesMat15

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Le parfum d’ambre de Cuzco…

Le béton marbré s’étalait en long sous le soleil en laissant tomber sournoisement une nuit verte sur Las Vegas et c’était sexy comme la tragédie des nuits profanes. Un peu de terre rissolée éclatait en croûtes sur le bas-côté des quais de Seine, ce bas-côté qui avait fait circuler le parfum des pierres et ses belles histoires à l’intérieur de la valve du cyborg jadis.

Son imagination que les larmes d’Athènes avaient du mal à déglutir, avait transformé le monde très cinématographique du Sinaï, et correspondait à un numéro lui-aussi imaginaire, et emmaillotée dans les langes au parfum d’ambre paranormale la ville de Cuzco avait mal au coeur dans son métro moite ; la cité des anges, quant à elle, reflétait la moyenne intellectuelle de tous ces gens qui émigraient pour d’autres lacs de cristal, en passant par d’autres ponts automatiques trop surélevés : une odyssée s’indifférant de toutes ces bornes kilométriques, des défauts ésotériques, des herculéennes failles et des crashs des disques durs sans jugeote, internes comme externes.
En retournant à Paris pour innover et inventer pour de bon une machine aussi underground que sophistiquée, j’osais enfin susciter sa gémellité dès que les cyborgs en chapeau haut-de-forme se lancèrent à corps-perdu sur les traces de ces clowns tristes qui avaient la frousse parce qu’ils craignaient de perdre leur rituel, leur tradition et même le folklore de leurs vies.