Poésie surréaliste NotesMat15

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Les âmes mortes et les exégèses.

Des représentations aussi végétalisées que figées pour façonner un nouveau dialecte de Papouasie, ainsi ils peuvent voyager
Le temps de l’orfèvrerie pour les lourdes armures avance mais est révolu ; en tout cas, opiniâtre, il effraye tout autant qu’il décervèle et il se déplace, d’après les rumeurs des anciennes Portes Rouges, dans les méandres des égouts de la ville.
Mais sans vraiment être là, sans jamais apparaître dans les encyclopédies, ses répudiés meurent lentement mais sûrement, ont-ils
ainsi attrapé la rage rouge et noire, le mal de vivre des philtres, la panne d’inspiration après l’écriture de leur chronique un brin morbide ?
Avant l’agonie de leur mort nonchalante, ou l’effacement de leur visage glacé, ou même bien avant l’explosion esthétique de leur Voie lactée qui cylindre des parchemins racontant le secret des chats noirs
Je peine à croire qu’ils ont une once de moralité, qu’ils ont écrit à l’aide de leur seule main valide la genèse d’un récit proprement scandaleux.
Mais lorsque je m’éveille en pensant à la poésie de leurs montagnes reculées, à l’amnésie de leur rêve capable de déformer le temps 
Je me rend compte qu’on ne les retrouve que dans les livres pris au hasard. De vieux bouquins évincés des cercles poétiques tout à fait disparus, de la matière grise pour détailler ce rêve infaillible.
Car c’était déjà écrit depuis bien longtemps. Comme la froide disparition de leur féminité qui se querelle le podium avec le vigilant aveuglement de nos cartes mères, toutes nées sous des étoiles qui ronronnent, tout juste bonnes pour vilipender l’ordre et les Ordres de leur mémoire !