En intégrant tout ce qui s’enflamme, l’ocre, et les océans tumultueux, les éprouvantes unicités du pastel délaissaient nos territoires, peut-être était-ce à cause de la résignation des automnes sauvages.
Leur mémoire, disaient-ils, n’arrivait pas à acheminer le moindre souvenir de cavalcade, tout semblait venir de très loin
Comme des histoires de marionnettes qui se seraient personnifiées
En se traçant un chemin dans les dédales du Minotaure. Ces automnes étaient humides et froids, âpres en goût. Et le pastel leurs rajoutait une odeur surannée de terre mouillée.
Ce fut ainsi qu’elle m’apparut au fin fond de la houle démasquée, couverte de crevettes mutantes, plongeant dans les vagues la courtisant, harponnant au passage quelques squelettes, quelques fossiles de visiteur spectral.
Elle avait de la classe et l’allure provocante des guerrières qu’on ne voit que dans les peuplades des autochtones de ce pays. Un océan de neige s’étendait par delà l’infini. Une blancheur spectaculaire dans sa simplicité.
Il te faudra du courage pour façonner à l’argile une statuette à son image, pensais-je, mais aussi pour définir cette stratosphère bleue s’abattant sur la ville basse, il te faudrait l’aide d’un poète
Qui fait fastueusement ciller les statues, et rend fous les chiens de faïence indignés. Or les acteurs de ce court-métrage onirique s’étaient évaporés, m’avait-elle murmuré, tenant entre ses doigts
Le départ de tous les Feux, de toutes les nasses gainées comme des Guêpières aux connaissances encyclopédiques, mais aussi, en cherchant bien et en rentrant à la nage, le commencement de toutes les perceptions du monde !
