Poésie surréaliste NotesMat15

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La Grande Ourse, les étoiles ou la fervente acropole…

L’Acropole monopolisait notre temps quand la nuit pluvieuse venait mouillante arroser nos abominations métaphoriques ou réelles. Et tout ce qu’on pouvait puiser d’un halo de mystères. Et il y avait aussi des explosions de cris joyeux lorsque la rumeur du crépuscule courait jusque dans nos tanières.

Nos tanières ? Des terriers, tous reliés entre eux, alternant les galeries et les tunnels aussi sombres que nos virées pour du tapage nocturne et bien urbain. Il y avait, comme le liquide maïeutique du vide, ce vin sirupeux qui épanchait notre soif. La soif et cette rêverie qu’on rêvait secrètement de rosser à mort pour penser aux si belles, aux si moches choses…

Dans les chaumières adverses et tôt devant leur bol de café, leur esprit cheminait pour trouver un moyen de se venger des punitions infligées par notre acropole. Même la grande ourse et les étoiles cherchaient à nous nuire ; mais les sorcières priaient pour nos âmes, et envoûtaient nos ennemis pour qu’ils abandonnent leurs idées vindicatives… Tant de contemplations psychédéliques pour finalement si peu honorer ces morpions sans royaume !