« Si ta volonté te lâche, dépasse ta volonté. »
Pour faire faux bond aux précipices du Zaïre l’ébouriffant pouvoir de l’électricité ; pour faire une course de kart entre les colonnes de marbre de l’acropole aussi obscure que royale, la Jeune Parque quand le monde nous sourit. Et pour ce quotidien web sur lequel je bosse, Bonnie en binôme avec moi qui nous aide à nous émanciper…
Et peu après être revenu des champs de ruines d’Offenburg, la réalisation d’interviews d’artistes qui s’infiltrent directement dans les boutiques de confiseries pour déstructurer les plans d’une cité européenne ; une ville avec de hauts remparts n’entourant que des squats où de jeunes blessés de guerre carburent et ne tournent qu’aux drogues, qu’à l’alcool, et se vouent à la contre-culture, au monde de la nuit et aux créations alternatives. Pour éveiller leur esprit confus, leur corps fébrile, ils bonimentent ou adoubent des océans de neige qui s’étendent par delà l’infini.
On les a embrigadé dans les armées qui ne patrouillent que dans les marécages humides et froids, et qui ne s’occupent même pas de rétablir l’ordre, préférant jouer à la console dans leur ateliers, et refroidir dans leurs jeux virtuels des adorateurs de Totem, d’émissions style Ardisson. Mais ils se regroupent parfois, lors de joutes exemptant seulement les créateurs de films pas au courant des tendances Youtube, pour des Nuits Blanches à cravacher avec nous sur des entrevues télévisuelles.
En général, ça ne dépasse pas le stade de l’ébauche, mais de temps en temps, ces travaux dévoilent et déterrent d’anciennes histoires de fantômes : des genèses lorsque le ciel devient aussi grandiose que les piliers préraphaélites de notre sanctuaire ; de ces deux mondes qui se côtoient sans jamais s’entredévorer, quand je me penche un peu plus près le sujet, j’obtiens la quintessence de vieux concepts vaguement modernisés qui se prédestinent à briller comme des étoiles dans la pénombre de leurs transconteneurs. Non sans avoir auparavant convergé loin de leurs espaces d’origine, de leur latent cadre spatio-temporel que nos récits de journaliste en mal de sensationnel ont omis volontairement de replacer dans leur contexte.
