Je peignais les banquettes morbides des taxis ; et sans doute elle me peignait les cheveux bien que le cours du temps, des époques que nous traversions, se soit inversé… toutes aussi inversées les gardiennes des rues, des sapins de Noël décomposés nous regardaient faire, assises sur le tapis jaune dans le coin du salon…
Mais pas d’iconoclasme, ou du moins pas d’iconoclasme assez convaincant. Pour saccager les saintes icônes qu’on avait entassé dans les souterrains, on ne pouvait faire appel qu’à leur pouvoir imaginaire, et ce qu’après avoir beaucoup éclusé. J’attendais qu’elles élaborent quelque chose pouvant singer les empereurs iconoclastes byzantins ; mais elles ne rêvaient que de fictions bâclées et de leurs représentations ombreuses qui d’ailleurs ressemblaient à l’existentialisme des chats siamois !
