Quand s’effondrèrent les quelques pans de notre mur végétal, on avait déjà décampé. Lorsqu’ils sortirent la nuit du terrier ces hobereaux des émissions radiophoniques, nos ventes de cartes mères et de circuits électroniques court-circuitant à distance le système caracolaient déjà en tête. Mais, au moment où les mystiques de la Saison Rouge quittaient leur carton, nous nous étions retrouvés enfermés à l’intérieur de la bâtisse que des générations inconnues de journalistes sans scrupule s’étaient accaparé.
Pourtant cela se fit sans heurt ; de vives probabilités dans nos jeux de hasard avaient pris le soin de ne pas perturber le cours des choses. À cette époque nous bossions pour des forains ivres du matin au soir ; les jeux de cartes nous permettaient de leur moyenner les intrigues les plus noires du registre fantastique… comme le poker, le tarot, le nain jaune, d’autres divertissements échafaudaient pour nous des plans pour ne plus être leurs esclaves serviles (serviles et besogneux mais uniquement corvéables lors des grandes périodes d’hibernation.)
