Des tréteaux avaient été dressés sur la pelouse et dans les oubliettes de son campus, depuis déjà quelques mois, on avait allongé la durée de son espérance de vie. Pour le voir souffrir. Et pour l’employer à différentes tâches, comme prendre le soin de déranger les insectes.
Ces insectes anesthésiés parce qu’ils avaient sucé la moelle de cette grande famille de macchabées croupissant avec lui au fond des oubliettes. Avec ces coléoptères pour qu’il se sente moins seul, il s’occupait de pervertir systématiquement ses misérables pensées. Il rêvait de s’immoler et d’effacer la version hautement fumeuse de son rêve qui était responsable de son emprisonnement. Mais la bande des pendus cadavéreux, qui se vouaient à obéir servilement à ses tortionnaires, menaient une véritable garde obstinée pour qu’il ne touche pas au Feu Sacré.
