Poésie surréaliste NotesMat15

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Évanescences.

Ne trouvant qu’un leitmotiv à ses questions, à ses aspirations, je n’étais pour elle qu’une oraison funèbre, l’auteur du livre des nombres ou bien l’écume que les oisives falaises couronnaient tandis que nous observions les vagues. N’avivant que les océaniques aide-mémoires, elle n’était pour moi qu’une opalescente objectivité, la mer rouge ou bien des années d’orchidées qu’on avait passé à se rouer. 

Il avait neigé sur le toit de notre école et le ciel balafrait ses questions, pervertissait mes réponses ; la neige peluchait et à ce matin de glace il manquait les histoires de Flaubert ou de Dickens… Ces romanciers évanescents ? À présent loin de la mer rouge, des marivaudages des grandes villes mais aussi des marécages, ils se laissaient émasculer par des esprits maléfiques – des sortes de fantômes en robes blanches qui perpétuaient après bien des générations le cycle de la pleine lune, du côté oriental seulement.