Poésie surréaliste NotesMat15

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Après le passage des vikings.

J’allais empailler un animal, une sorte de tigre du Bengale qui nous persécutait depuis trois longtemps, quand la teinte des cieux glissa du rouge crépusculaire au vert reptilien. Et elle devait prophétiser, pour un vendredi 13, le retour de l’Armée Napoléonienne lorsque les murs suintèrent de la même manière que l’aurore ; des pépins arrivant à maturité alors que nous étions encore à peine triomphants, et pas vraiment expressifs…

Lors de l’étrange réinitialisation de notre ordinateur qui nous filmait en floutant notre danse sous le soleil, il y avait déjà eu maldonne ; maldonne d’abord au Sud et au Nord, pour tous les orfèvres travaillant dans les cirques. Maldonne aussi pour cette planète où l’on entendait des râles d’indigènes s’élever.
Maldonne enfin pour ce chantier naval qu’on avait choisi pour faire grandir le Feu Sacré ; pourtant nos silhouettes de craie et de fusain semblaient encore dessiner des zigzags imaginaires ou métaphysiques dans la neige froide et aux désirs sans fins !