Des fantômes sous la forme d’orgasme blanc hantaient le ciel étoilé au-dessus de notre lit.
Plantés là ces fantômes comme des sourires anglais, influencés par quelques Saisons Rouges pudibondes, initiaient une période sanglante (cette réflexion m’était venue, quand j’avais réalisé qu’il s’agissait de revenants vraiment différents de ce que j’avais pu voir jusqu’à maintenant.)
Comme des débiles, ces fantômes de petites filles babillaient sans jamais transiger et elles continuèrent tranquillement ce qu’elles avaient commencé au début de la nuit : échafauder pour nous des plans lorsque nous nous mettrons à jouer au poker, au tarot, ou au nain jaune… des jeux de hasard étudiés pour se perdre dans les profondeurs du Nil, pour effondrer les maisons bourgeoises, hautes et noires, se rassemblant en haut des corniches d’où l’on n’entendait que des syllabes feutrées comme la longue quintessence qui les avait fait naître !
