Elle se vexait bien souvent pour un rien lors de notre odyssée et elles avaient quelque chose de pathologique ses pensées malgré tout mystiques ; à cette époque du récit, je travaillais sur des trames narratives qui se chevauchaient en ravivant des émeutes à paver l’enfer de bonnes intentions, mais nous restions des hommes de l’ombre. Elle bossait de son côté sur un radioreportage pour sensibiliser les foules sur le sort de planètes comme Jupiter ou Saturne ; autant dire que le commencement de notre odyssée avait un goût un peu trop romanesque. Cependant la nuit avançait et le cœur battant nous étions toujours aussi stupéfiés lorsqu’on entendait le moteur de notre van ronronner indiquant un dysfonctionnement ; un van dont j’étais le moteur par la pensée, par synesthésie.
Elle gardait sous son coude droit le secret d’un lieu d’habitation où d’extatiques derniers-nés par kyrielles, dormaient profondément… aussi profondément que les étranges machines sophistiqués transvasant leurs rêveries et qui me semblaient vraiment trop compliquées pour comprendre leur fonctionnement !
