Un peu humaniste, un peu pompette, un peu en dessous et un peu au-dessus j’offrirais à l’odalisque un collier tressé d’apesanteur noire et la ferais valser sur les comptoirs d’ivoire où étincèlent les impiétés perdues. Un peu grise et semblable aux petites grands-mères malingres, elle me chevauchera entre deux époques comme une possédée.
J’inoculerais dans ses veines rosâtres le poison sauvage des forêts sibériennes ; et pour convoquer parmi les derniers survivants la science parfaite de son étrange taoïsme elle en appréciera le venin. Puis, lasse des grands chemins que nous aurons parcouru dans les bois hollywoodiens, elle m’offrira un bouquet de nerfs, un bouquet d’oreilles coupées, et je continuerais mon travail de sape : les données métaphysiques et virtuelles des sonorités mauves et chaudes qui souvent viennent dormir avec nous au creux d’un arbre, seront toutes effacées.
Enfin nous descendrons les marches de notre Sanctuaire et les géographies léthargiques et maritimes du mont Sinaï s’inviteront à notre petite fête… et leurs forces occultes couperont un peu l’appétit de notre grand serpent, ce sera alors l’étape du perfectionnement : avec mon sabre de samouraï je tuerais mes vieux rivaux, un événement aussitôt téléchargé sur tous les serveurs de notre Empire parnassien !
