Poésie surréaliste NotesMat15

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Les reliques des idoles.

Sa mèche de cheveux mettait le feu aux céphalées les plus coriaces, et on allait transhumer là-haut dans les hauteurs celtiques, revendiquer les désirs et l’humeur des cascades ; du pourpre, on avait fait de l’or ; de l’or qui était transporté dans des charrettes antiques par des centaures aussi forts que querelleurs. 

Et sa mèche de cheveux donnait froid aux cascades, aux Apparitions fantomatiques des pierres de Rosette, aux pesanteurs aussi improbables que diaboliques ; on allait très loin dans cet imaginaire périple… trop loin pour ces étoiles du nord qui se perdaient parmi les ombres. Et tandis que les ravines sommeillaient dans leur lit pantelant et huant, les new-yorkais s’étreignaient dans leur sommeil paradoxal : on avait jeté du sable sur la cinquième et nos centaures avaient soigneusement minuté l’heure de leur réveil… à New-York et pour toutes les amnésies, ces Rêveurs s’étaient radicalisés ; un déchaînement de tonnerre et d’éclairs, de colères liberticides aussi, fit céder les barrages de l’Hudson et l’humeur des cascades, jadis cantonnée ailleurs, était là pour dévoiler notre artisanal secret. (Alors que pour le connaître, il suffisait d’effacer toutes les reliques des idolâtries.)