Poésie surréaliste NotesMat15

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Fables.

Dans le monde des fables, des rêves qui jacassaient entre eux, l’horizon commençait à blêmir. Dans le monde des clarifications, des affaires rejetées, le soleil irisait la face triste des amnésiques. Et l’univers bataillait pour faire bloc avec ces mondes, qui éperdument se confondaient avec les grappes de raisin, les épis de blés…
J’appris le maniement du sabre de samouraï par des moines zens qui s’interrogeaient malgré tout sur mes compétences quand le carnaval de ces mondes, par sa torpeur, fit frémir leur roi, le baron rouge ; mais il avait des jambes de coureurs et préféra les jauger pour ce qu’ils étaient : rien qu’un carnaval de déments voltigeant pour mettre fin à la beauté des Nez-Percés, ses sujets. D’ailleurs, ceux-ci avaient de la route jusqu’à Kirkuk, et leur itinéraire restait confus.
En pataugeant dans la gadoue, ils gaspillèrent leur énergie et se retrouvèrent bientôt devant une clôture de barbelés : c’était ici qu’on fabriquait la drogue des rois ; une drogue qui déformait le temps et l’espace, le temps et l’espace se réhabituant très vite à tous les faire vivre dans un tronc d’arbres desséchés et un déluge de feuilles mortes…