Poésie surréaliste NotesMat15

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Légende du Sous-Sol

Poussière, écrasement des données, goitres photographiés par tous les passants, on écoutait Noir Désir et les rivières venaient peloter les Légendes du Sous-Sol qu’on rêvait d’hanter jusqu’à la fin de nos jours. Cascades d’eau glacée, pénombres noires et moites, on se perdait parmi les ruines qui harassaient l’horizon blême ; et à quelques lieues de là, au centre d’une arène, la tuerie pouvait alors commencer pour ces créatures aux ailes noires, venues des chemins hallucinés.

Existences au longs cours, voyages fantasmagoriques et argent de farfadet renquillé, on dépassait les limites de l’espace et du temps, on délimitait dans la brume de nouvelles banquises, et les sanctuaires on les vandalisait en n’oubliant pas d’emporter les faïences, la majolique, les céramiques que des artistes entre les deux creux d’un vague crépuscule avaient confectionné….

Orgies lugubres, tasses ébréchées n’infusant que la noirceur et l’humeur du thé et Légende du Sous-Sol spoliée, les ménestrels nous avaient confié que cette ère annonçait davantage de trash et de violence… une ère apocalyptique qui verrait le grand retour de l’Hélicéenne, cette drogue consumant les idoles de l’Acropole. Sang presque rouge, couronnes de houx sans photosynthèse, croix et vergues d’un Trafalgar qui auraient la fraîcheur des rivières, endurance bousillée, pour d’autres créatures aux ailes noires, on avait découvert, bien avant la Prophétie, que leurs sens s’épuiseraient dans une sève de cristal et d’ambre, des sens pour faire travailler les machines en or rose. Timeline défilante, fêlures du béton cachées parmi d’autres impuretés, on l’avait désormais répudiée et tout ce qu’on voyait, à l’extrémité du souterrain nord du sanctuaire, ce n’était que des câbles de haute résolution qui lui fournissait son électricité.