Poésie surréaliste NotesMat15

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Océanographie avec Krishna

Pour faire trempette dans la baignoire vaseuse, des écumes qui évitent de justesse l’effondrement d’un cube en marbre ; dans ce cube où se recroqueville un cocon de verdure, où même endormi l’océan tonifie ce qu’il y a à l’intérieur, Krishna prépare les futures émeutes. Des émeutes réjouissant le blizzard et des villes comme Byzance qu’on aperçoit par le seul hublot du cube, mais on pourrait tout aussi voir la vergue dénuée de ses voiles d’un navire échoué.
Pour s’appliquer à recoudre la robe des méduses hystériques, le jazz de Key West et pour finir dans la gueule du lion, l’omniprésence du lotus ou d’un concept barbare jusqu’à l’exténuation. Pour crapahuter dans la montagne, l’impact des gouttes de pluie qui courent aussi sur le comptoir en ivoire et des ombres chinoises qui récompensent une triplette de rois en les couronnant…

Pour rebaptiser la mer de Kara, je comptais sur mon escouade de lamas ; des lamas qui escaladaient les cimes les plus hautes comme enfiévrés par la poudre d’escampette que de tumultueuses forces obscures jettent du haut du cube naviguant dans l’eau glacée comme un iceberg. Pour lapider les humanoïdes de la grotte de Lascaux, ces cadavres enveloppés dans leur suaire en attendant que lumière se reflète dans l’unique flaque de la caverne préhistorique, j’avais décelé en pianotant sur l’écran de mon Tamagotchi que les douleurs poignantes des méduses chasseraient les rois de la grande famille et les forceraient à s’exiler, lascives telles les péripatéticiennes perdant leur latin, turlupinant les feuillaisons d’automne à la saison rouge…