Poésie surréaliste NotesMat15

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Les univers sous Hélicéenne ou les galaxies des nymphettes d’un autre monde…

Ce monde fantasmagorique de l’Hélicéenne prenait la nudité des nymphettes pour sa seule chance de salut ; cette nudité ancrée dans la rétine des gens qui ne les voyaient pas tandis que je retrouvais avec ma troupe de saltimbanques et de ménestrels leur reine s’attifant comme une tepu et qui mettait du fond de teint à outrance ; mais dévalant déjà d’un grand rift, leurs mercenaires allaient sonner la fin de notre dynastie. Une dynastie pourtant glorieuse, pas comme leur république ridicule, alors que les chercheurs d’Hélicéenne bataillaient pour revivre une vie sans histoire, ou plutôt leur septième vie comme ces chats noirs aux yeux de lynx illuminant la pénombre d’éclairs intransigeants, ce qui ne nous gênait visiblement pas.

Même nues et sans le sou les nymphes enténébraient les rizières surnaturelles où les paysans racés et nerveux débutaient une gigue pour célébrer leur règne ; un peuple héroïque qui s’arrêtait à la lisière des forêts hallucinées ; tantôt ils se couchaient de tout leur long sur le sol, ou s’agenouillaient devant les horizons cauchemardesques qui rougeoyaient quand, à l’intérieur de notre sanctuaire, nous entraînions des soldats barbares.

Barbares comme les lambeaux de ces rêves matriciels qu’une bonne fois pour toutes on voulait zébrer de ces éclairs putréfiant les pupilles de ces nymphes. Et qui finissaient toujours par passer comme passent ces gouffres qu’on surplombait alors que les samouraïs massacraient les us et coutumes de l’informatique, bien sûr après plusieurs tentatives et sans arriver à façonner un siècle ou une saison rouge ni à amorcer le compte à rebours du temps ; ce temps qui écrivait leur romance en entraînant leur perte et en amenant la neige… neige qui nous rappelait leur déliquescente disparition !