Poésie surréaliste NotesMat15

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Robes en plumes et grès noir sidéral…

Moi je n’avais pas demandé ça ; le transport des armes en montgolfières qui était loin d’absoudre les lois, la morale nous reconnaissant comme des Répudiés, n’était pourtant que secondaire. C’était difficile à croire, mais je n’y étais pour rien. Trafiquant d’armes comme Rimbaud, notre voyage en montgolfière qu’on avait entamé lors d’un jour apocalyptique où il pleuvait des ailes de mangoustes, nous avait embrasé.

Ce périple s’abstenait de tout commentaires, notamment sur son but ultime : une fantasmagorique tournée aux pays des gens haineux, des trolls qui avaient épuisé tous les champs du possible en choisissant comme pseudo le prénom et le nom d’Adolphe Hitler. Et en essayant d’être célèbres, ils s’étaient confrontés à la toile et justement nous devions arriver dans leur contrée pour leur livrer des armes, car ils voulaient mettre le feu au roi des rois ; des cyborgs qui allaient se consumer de partout, ces souverains.
Ce roi des rois ? C’était Ash. C’était un homme-scarabée. Le plus puissant de sa tribu. D’un claquement de doigt, tous les autres homme-scarabées se prosternaient devant lui. Il pouvait tout faire, avec n’importe qui, et avait une moto. C’était une Harley Davidson. Et dans son pays les gnomes grouillaient, et donnaient aux chiens des rues des os à ronger à la place des moignons que Burroughs rêvait d’amputer, que Burroughs accolait sans même s’éprendre du sang froid coulant dans nos veines violettes. Et violette était aussi la lumière crépusculaire tombant dans les rues où les lampes urbaines tenaient lieu d’étoiles. Et que les projecteurs d’un célèbre Temple et son enseigne rouge avaient rendu grotesque ; la beauté de cette virée nocturne comme offrande à la grande prêtresse. Offrande de grès noir et de robes en plumes, échancrées et goudronnées à l’arrache.