Pour faire bouger les ombres et faire des vagues sur le crépi jaune, on devait invoquer ces âmes drapées dans des fourrures pourries mais la route était encore longue.
Pour danser avec la Mort et la Folie, on devait échouer dans tout ce qu’on pouvait faire et quand les crânes de grès noirs se craquelaient, on avait échoué aussi à dessiner les naïades qui jouaient quelque part en attendant un jour apocalyptique.
Pour expliquer aux nains qu’ils n’y auraient sur notre route que d’insolites et de déroutants précipices, les Kelvinomètres affichaient d’autres requêtes…
Pour se réjouir de la fin d’un rêve et en garder un souvenir mémorable que le fusain efface en brûlant nos visages, on devait partir à l’aube mais la route était encore longue. Pour affoler les kelvinomètres et étudier la faune et la flore de ces pays illustres qui ne seraient jamais en guerre, on devait prendre soin des animaux ; et même de ces chauves-souris qui nous accompagnaient lorsque nos décapotables réquisitionnées pour cette quête crachaient sur le bitume quelques litres d’huiles en dévalant les pentes de Big Sur…
Et enfin pour pactiser avec les démons, nous devions attaquer les sacro-saints pics et pitons sans se laisser impressionner par les maudits présages.
