De l’or, de l’ambre, de l’encens, des palaces aux voûtes d’un bleu vénitien, puis des silhouettes dessinées dans la craie et le fusain. Des femmes qui, en se regardant dans la glace, ne voient que du vide. Puis des murs, des statues en marbre blanc qui ressemblent, à s’y méprendre, aux beautés des orgies romaines ; puis le matin se lève… puis toujours d’autres murs abîmés par le temps et des gens en goguette…
Un peuple de nomades, une machine sophistiquée qui permet de rêver, je rêve aussi de sorcelleries, de ces veuves noires, et les lignes sur l’écran de la machine corrigent sévèrement tout ce qui n’est pas affaire de mœurs. Un halo vert et des mystères qui gravitent, des sorcières et des formules alchimiques, puis cette rêverie. Des pensées, des poupées aux yeux mi-clos, des dunes noires et des vagues qui chialent de l’écume blanche.
Des ballerines et tout ce qu’on n’a pas encore exploré, de nombreux sacs de jute entassés dans le garage, contenant des têtes, des bras de mannequins, des stupéfiants pour les enfants, puis des lustres écrasés au sol, des molécules qui s’agitent dans l’air et la poussière. Des aplats brusques de masques mortuaires, des journaux ou des rapports puis, mélangée avec cette palette de couleurs, l’obscurité.
Enfin les belles choses et les lunes d’outre-tombe qu’on rêve secrètement de rosser à mort !
