C’était la fin des haricots. Même les enfants qui jouaient quand même à la marelle le savaient. Et un peu plus loin il y avait un étang qui s’était transformé en mare, la mare du diable car les adorateurs de Satan avaient conquis cette contrée grouillante de gnomes.
C’était la fin des haricots et je pillais avec une meute de mercenaires les dernières reliques d’une église ; l’émiettement de sa nef basse avait fait pleuvoir des hardes de chauves-souris… et on avait pendu le prêtre qui se pomponnait encore. C’était la fin des haricots et les cieux éléphantesques nous arrosaient comme pour étendre sa miséricorde.
C’était la fin des haricots et les mystères s’épaississaient encore davantage ; cependant tout allait revenir à la normale étant donné qu’on avait retrouvé les diadèmes qui couronnaient les neufs Muses ; d’un calme olympien les neufs Muses attendaient qu’on leur apporte leur parure pour changer ce monde onirique.
