Poésie surréaliste NotesMat15

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Un jeudi sur la plage en regardant des seins. Chapitre 1.

Le secret est une drogue puissante.

Oh là là c’était un jeudi sur la plage en regardant des seins et le jeudi ne comptait pas pour notre encyclopédie ; c’était un jeudi en regardant des seins sous la voie lactée et chercher à la page 1906 et 1907 comment on acclimate et intègre le jazz de la Nouvelle Orléans, aurait tout aussi bien affolé les nymphettes de l’eau turquoise, de toute façon, c’était un jeudi qui courtisait l’automne et les feuilles des palmiers tombaient en tapis cendreux. Cendreux comme le souvenir – que dis-je – comme les deux Squelettes qui hantaient la ville à quelques lieues de là, de ce visiteur spectral, les rassemblant en amas éparpillé quand il les envoyait par la poste…
Pour le dictionnaire si on cherchait à la page 490 et à la page 89, les étoiles masquées, les étoiles noires, les étoiles dans le ciel, une question me taraudait. Comment Birdie donnait-elle autant de son temps pour autant de brièveté face à la vie ? N’y avait-il par d’autres questions qui paniquaient Birdie ? De ce fait, c’était un coup sûr à se faire débusquer par les nageuses, à cent mètre de la plage. Et tandis que sur cet atoll qui glissait comme le Titanic, l’humanoïde en maillot de bain avec sa grosse masse huileuse, sélectionnait d’autres mannequins en string, dénudée ou vêtue d’une simple fourrure d’ours russe, elles allaient toutes voir le loup en cette nuit de pleine lune…