Poésie surréaliste NotesMat15

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Immaculée Conception !

Des questions qui se droguent de réponses en-dessous des souterrains les plus ridicules. Et un air de jazz qui s’échappe d’enceintes vétustes au-dessus de ta tête, de notre tête comme nous n’avons qu’une tête. Un homme qui lit son journal, le crâne de grès noir et fiévreux, installé à une table, devant une tasse de café. Des nymphes dont la vénusté mentalement invraisemblable, ressemble aux étrangetés de la lune, attire l’immaculée conception, chère aux poètes, même si ici on ne sert pas d’absinthe ni consomme de séminal que dans l’arrière-salle.
Des rêveurs lascifs, des majorettes se répandant en cascades noires, d’autres illustres poètes qui les convoitent comme si c’était la fin de leurs maux, de leur chagrin ; puis des espèces robustes de poissons d’eau douce naviguant dans le Haut-Lac aux effluves psychédéliques.

Des mains qui servent de l’absinthe, et d’autres nymphettes qui font naître des kamikazes et sous leurs peaux les circuits d’ordinateurs meurent en accueillant la mort comme une bienfaitrice. Le jardin d’éden de Sophia, et avec son sang bourbeux mentalement invraisemblable, les cascades qui se jettent encore plus bas pour majorer le prix de la noirceur ; des Mérovingiens qui mettent fin à l’aventure onirique puis d’autres espèces mutantes, reptiliennes ou presque humanoïdes… dans le formol des thèmes à la Kubrick comme une orange mécanique s’en approchant, de graveleuses matrices se réjouissant d’un carré d’as qui accueillent le repli des chiens du désert. Et déserte et de faïence est aussi la Place Napoléonienne, et tous les acteurs de ce court-métrage onirique se sont évaporés, ont filé dans tous les azimuts rimbaldiens ; ainsi on a fait venir d’autres comédiens de loin mais ils sont tous en danger de mort imminente, Sophia n’étant qu’un manuscrit à vocation littéraire.