« Dans une taverne du vieux Londres, on était jeune et on croyait au ciel. »
« Dans une taverne du vieux Londres, on avait retrouvé Marilyn Manson dans un état proche du coma et on croyait au ciel pour qu’il se ranime. » Et chaque jour on était bien trop lessivé pour vaincre ses bonnes pensées, et ce soir j’étais devant la porte de la taverne et même je ne les reconnaissais plus ses pensées les plus folles, sa champignonnière vertigineuse de rires décantés, de cris et d’hurlements enfiévrés et de dieux outragés… Et même les mauvaises pensées avaient été vaincu suite à ce que le chanteur de hard rock chantait et précédant tout ce qui faisait résonnance avec sa cuite phénoménale !
Résonnance dans la brume pendant des nuits sans lune, comme cette étoile en virée pour du tapage nocturne et bien urbain, cette rêverie que je rêvais secrètement de rosser à mort pour penser aux si belles, aux si moches choses… Et on continuait à croire au ciel pour qu’il revienne à la vie ; Manson qui tôt devant son café, quand il avait enfin émergé des limbes, admirait sous le Vésuve quelques détails au sujet des lingeries, des nuisettes, des achats de boucs sacrés et d’offrandes de spiritueux ; on croyait au ciel et on ignorait la peur et d’ailleurs on était tous enfanté par des mythologies évanescentes et par des fantasmagories égyptiennes.
Mais Ivan le Terrible, Michael Jackson et Adolf Hitler continuaient de sévir dans la nuit et le froid ; heureusement les gens avaient été arrachés au sommeil du juste et pestaient contre notre sarabande et les Frères Lumière avaient réussi à descendre les neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuf marches pour acclamer la foule. Alors rien que pour ça, on pouvait rester jeune et croire au ciel ; d’autant plus que Manson était redevenu un tout jeune homme, de dix-sept ans peut-être.
