Poésie surréaliste NotesMat15

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Paradoxe et Pharmacopéra !

Une étroite trouée entre deux immeubles, petite brèche qui fait osciller sa lumière d’un jet cérébrale : des symptômes psychiques la provoquant, et provoqués comme la chance de leurs habitants vivant en autarcie. Et jusqu’au moindre recoin épiphanique que j’apprivoise, ils vont et viennent silencieusement : la nuit est magnifique, leur complexité ressemble aux données métaphysiques et virtuelles d’un appareil tel le kelvinomètre ou le moteur à cylindrer des rêves…

Puis à nouveau la nuit. La nuit et le froid. Alors que de vieux films en accéléré, provenant des cinémas de ces quartiers de la finance, transmettent et amplifient des séquences d’images sur leur ordinateur ; et ça fait bien des heure que nous crapahutons au sommet d’un palais épiscopale de style néogothique pour dérégler l’antenne permettant de brouiller les ondes de ces films où l’omniprésence d’Ivan le Terrible nous exhorte à faire disparaître l’ombilic des limbes des mémoires collectives…

Autour de minuit, les ventes de Tamagotchi à la sauvette sont enfin clôturées et les vagabonds se perdent alors au loin, peut-être jusqu’à à Berlin. Ou jusqu’à Bruxelles, cité qui entremêle les histoires à la Jack l’Éventreur et qui éclaire alors les mécanismes perturbateurs de nos cerveaux encore endormis, ce qui n’a ainsi plus de sens. Puis un ciel de jade qui, en devenant noir, attise les forces, en espérant quand même calmer un peu le jeu ; un ciel de jade et des cours d’éducation sexuelle qui font grossir un travail de sape kafkaïen.


Contournant les données métaphysiques et virtuelles de la machine à cylindrer des rêves et de vieilles manipulations dignes des plus grandes multinationales, de nouveau, de vieux films en accéléré, ou en super-huit, cette fois issus de la guerre du Kippour, viennent leur rendre hommage. Hommage qui s’accompagne d’un bouquet de roses ou de convenances aristocratiques qui font jaillir le souvenir !

Le souvenir ? À Bristol, on reste coi quant à sa description mais on sait qu’il s’agglomère et qu’il s’allie à d’autres films : des films qui, pour la ville, lui donnent une élégance impérialiste… et à Londres on s’en est fait une raison quand l’obscurité drape leur Pandémonium, ainsi que leurs hémisphères.

Hémisphères synthétisées comme une mélodie qui s’éternise ; une mélodie qui s’affranchit enfin de leurs impuretés alchimiques. Pour recommencer à zéro le visionnage de ces films visionnaires, on doit alors dégager leurs carrosses du tas de glace et de neige les entravant ; toutes les lames muettes de leur cardinal reprennent ainsi leur lecture à la première page.


À Londres, pour finir, cette sarabande ou cette parade sauvage à la Rimbaud a interdit et arrêté l’exploitation de tous les films de Stanley Kubrick, notamment Orange Mécanique qui précède déjà toutes les rumeurs, tous les murmures le concernant. Les gnomes qu’on retrouve dans ces longs-métrages se précipitent pour terminer la jolie description du Souvenir de Bristol et tout cela se termine en kermesse de molochs. Mais je ne m’y rend pas et même la nuit d’après je préfère m’intéresser au parchemin caché dans les fêlures de la baignoire en marbre de Jack Kerouac en le découpant, sans me préoccuper du message et de cette horloge accrochée au plafond, sonnant la fin de cette rêverie outrancière !