Ils avaient un goût de saphirs ou d’opales ces diables au corps qui remplaçaient nos reins à la place de nos Vessies de boeufs ; il avait un goût de journalisme Gonzo, ce côté obscur de la force qui, par tant d’erreurs pouvant être évitées, accumulait les brouillons ; mais elle avait un goût de félicité heureuse ma vision qui était claire et synchrone avec mes objectifs…
Ils avaient, dans la bouche, un goût de termitière, ces artisans de la fiction qui, pour une raison ou une autre, ne pouvait pas l’effacer cette histoire ; alors comment, par quel prodige cela pouvait-il se produire ? La réponse était simple mais elle aussi s’évanouissait dans le siphon qui avalait toutes nos vies antérieures gâchées.
Une réponse simple ; cependant, on la retrouvait à errer sur les terres sacrées d’Afrique, à ne pas savoir quoi faire de cette nymphette : elle avait un goût de papaye ou de café noir, ou mieux encore de petit matin à décrire dès potron-minet l’enfiévrement agitant les profondeurs, sous des plaques d’égout improbables. Et dans cet égout, drainée par les canalisations, la sarabande (qu’on ne voyait exclusivement que dans les bobines de films traînant jadis sur le marbre de nos palais) avait commencé son long voyage. Cette odyssée qui avait un goût de Jacinthe Amérindienne.
Et enfin, après son arrivée qu’on n’attendait plus, les toiles d’araignées et le parfum de l’automne s’étaient mis à flotter partout… elle arriva en jappant sur le dos d’un couple de jars et amenait dans ses bagages un remède que même les livres ne pouvaient pas prescrire.
Ainsi, pour conclure ce récit, je lui demandais de se tenir tranquille pendant que je lui lisais un ouvrage sacré de Montelarme Blanc-Sec. Un mélange de bouillie étrange et verdâtre et de kacha avait givré au pied du lit… il avait un goût charmant de jeunes veuves délaissées…
