Ils détenaient toutes les clés. Ils avaient bloqué tous les ponts, toutes les passerelles. À cause d’eux, toutes les issues étaient condamnées, ils contrôlaient même l’accès à la salle des trésors !
Avant ils pataugeaient et se saoulaient dans la gadoue injuriant et hurlant des ouragans blasphématoires. À présent ils ne vivaient plus que dans les cerveaux tristes, lugubres, et pirataient des programmes informatiques. Ils passaient en boucle le Scentless de Kurt Cobain et, chaque jour, en mordant la poussière pestilentielle, les lunes jouaient leur dernier va-tout pour eux.
Et des nuits, en incendiant au cours de leur tentative de métamorphose, de leurs larmes tremblotantes, étranglaient les canyons où ils tâchaient de vendre des stèles en marbre. Ils étaient d’une fumisterie fantaisiste, et techniquement sur le papier et d’après les données que même les hackers avaient délaissé, il devait arriver des forces occultes pour refaire leurs mondes en prose ; des mondes qui s’inspiraient des mystérieuses coutumes celtes.
