Poésie surréaliste NotesMat15

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Des films en Super Huit

Les murs de la vaste entrée ont été affligés d’obscénités bien graveleuses. Mais ce qu’il défile sur les écrans se résume en des perspectives d’entreprises florissantes filmées en super huit ; le petit poucet a fugué avec une question lancinante à trouver, et, comme ultime objectif, il s’en va brouiller les ondes des télévisions qui nous mentent depuis le printemps. Et dans la grande maison, lorsque la pollinisation commence, le bois craque et prend une teinte sanguine.
Et toujours sur les écrans, des chiffres féroces dévorent une timeline où il n’y a que des photos improbables de marécage avec de l’eau qui stagne, avec des tourbillons et des remous qui sont lents. Nous nous débrouillons pour en distinguer des silhouettes à l’arrêt et d’autres loosers qui végètent, quand Nirvana se nimbe d’un halo aussi dense que mystérieux.