Poésie surréaliste NotesMat15

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L’aura de la Joconde

« Sur les murs, traçant des 8, les rayons du soleil d’un film d’anticipation. Et sur le comptoir d’ivoire, captant tout ce qui va bouger, la salive de quelques mendiants contaminés. Puis la sauvage amertume des courants d’air refroidissant au soleil. Comme les bananiers, les médiums ou ce plancher ciré… puis des boissons rafraîchissantes se déversent dans la rivière et pour cent ans l’obscurité sidérée se dévergonde ; il y a aussi des questions existentielles de plus en plus douloureuses qui finissent par se diluer, mais des collections de poupées vaudous gâchent la fête. »
Les interfaces permettant d’intercepter toute la préhistoire des connaissances ne justifiaient pas de tel moyen… Cependant, je sais, d’après ce qu’on perçoit des appels téléphoniques débridés, que les gens maugréent encore. À cent pieds de profondeur sous la terre noire, il y a encore parmi eux des vikings qui se sentent étonnamment seuls sur terre, les icebergs ont jadis emporté dans les abysses leurs derniers Drakkars.
Maintenant ils apprennent à regarder et curieusement après ses cours ils se retrouvent sur le bas-côté de la route, et recommencent un nouveau cycle de vie. Alors il ne craigne plus l’heure du réveil, et au petit matin ils émergent d’un rêve sans fin… mais, pendant leurs aventures oniriques, ils affligent les murs de leur hangar des schémas d’étranges machines sophistiquées qui ne semblent être là que pour tintinnabuler, puis ils finissent par s’évanouir et l’aura d’une Joconde maintenant dématérialisée passe au rouge pour les rouer de coups…