Poésie surréaliste NotesMat15

• •

Sur https://notesmat15.com un nouveau récit poétique

Ivresse et infini

« Prototype personnel de Dieu, mutant à l’énergie dense jamais conçu pour la production en série. Il était le dernier d’une espèce : trop bizarre pour vivre mais trop rare pour mourir. »

Les jours devenaient moites, la lune avait descendu les rues blanches dématérialisées de San Francisco et la nuit avait le don de faire languir ses victimes avec son beau négligé… des intrigues se nouaient et l’église prenait feu ; et il y avait toujours un peu de terre rissolée qui éclatait en croûtes sur le bas-côté de la route.

Les parfums et même les gens
Se mélangeaient pour donner naissance à une ecchymose, ou à un ciel d’éther.
La chaleur qui les menaçait gangrénait aussi les veilleurs de nuit dans leurs tours d’ivoire. Puis les automnes passèrent sans qu’on puisse décrire leur échec cuisant. Il ne nous restait plus qu’à méditer sur nos péchés. Aucun retour en arrière n’était possible. D’autres automnes devinrent froids ; sans doute leurs rêveries grises étaient nées bien avant qu’on s’évanouisse par le soupirail de nos vieilles maisons, ainsi ce qui avait été écrit pour l’infini n’était sans doute que source d’ivresse.