Poésie surréaliste NotesMat15

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Le mythe

Un mythe qui vieillit mal, c’était quand même mieux que cette méprise au sujet des diables au corps ; blêmissant dans le gluau qui les avait fait naître, ces diables au corps sommeillaient à la recherche d’un nouveau art de vivre, à l’instar des chips, du pasta, et du travail (qui reste à réinventer et quand j’y songe, quand le soleil décroît, les ombres frissonnent et rêvent de voler la vedette aux miroirs de bordel) et de les voir là parmi ces ombres, tous ces diablotins, parmi les tambours, les lumières des étoiles du nord qui tombent, je me demandais si ça pouvait attendre de descendre du haut de sa branche et de jouer aux osselets avec leurs glottes et leurs âmes.
Un mythe qui vieillit mal, ça pouvait enlaidir nos palaces déjà ternes si on l’emportait avec nous, bercés par l’humeur des cascades, mais nos contemporains avaient été déjà emporté au fond des abysses avec les goélands pourpres, on ne pouvait donc se fier à eux pour savoir si ce mythe allait se transformer en or ; de l’or qui avait déjà été transporté dans des charrettes antiques jadis mais on savait maintenant qu’il n’y en aurait jamais assez suffisamment pour qu’on arrive à un âge où l’on pourrait raconter toutes ces péripéties à nos mômes.