Une vieille malle héritée d’un grand-oncle d’où elle pose ses pieds nus puis sur le divan, en regardant la ville s’allumer en mille bouts incandescents de cigarette dans la nuit, avec sur le dos la même veste qu’Arthur Lee au verso de Da Capo, nous formatons des révoltes logiques… ensuite des profanes qui descendent les rivières équatoriale pour rejoindre Joey, le chercheur d’or tandis que j’ouvre un coffre en bois de chêne sous ses yeux, il contient des cylindres en bois très anciens et d’autres reliques d’un temps antique qui permettent, par des univers parallèles, de voyager dans le temps.
Des ébauches de plans et des prototypes de cyborgs qui s’ébahissent du sous-sol où ils sont nés et au premier, après avoir bu un porto blanc, les hommes d’affaire personnel de Dieu, enfin des mutants à l’énergie sidérale, tellement sidérale qu’ils ne paraissent jamais désœuvré, comme on se sent à la fin d’une tournée. Une jeune fille qui part en Asie, pour un MBA à la con, en affirmant qu’il n’y a plus de candidats-chats-noirs à la fin de cette inception. Et les rêveurs qui, non sans justice, se gaussent malgré tout de cette affirmation… Mais peut-être que quand nous aurons débranché les rêveurs, l’avenir s’écrira là-bas. Depuis la baie vitrée du troisième étage de ma propriété, au sommet de Potrero Hill, près du square où des clochards zonent parfois le soir, j’aperçois la brume fantomatique enveloppant les collines de Twin Peaks.
La mission de mon nouveau job sur le kelvinomètre s’est affichée : un nouveau contrat stipulant que je dois prospecter du côté de la gare de Mandeville, à la recherche de potentiel chat noir à interroger, il y aura sûrement ce soir une course poursuite à l’imagination débridée. Et je dois me débrouiller pour les traiter ces chats noirs par la place qu’ils occupent.
