Poésie surréaliste NotesMat15

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John Malkovich

Un job à la John Malkovich à trouver sur la Côte d’Armor. Puis la nuit, seul dans un ancien couvent, avec ce premier rôle incognito afin de brouiller les pistes, de ne pas éveiller les soupçons ; un défi à relever et un casse-tête à jeter qui sont un brin formaliste, tous deux goupillés pour archiver d’abord de vieux poèmes que des étudiants poètes ont fait germer dans le sol, et afin de mieux percevoir cette mélodie des allumés qui jouaient de la flûte dans le noir hier soir.

Mais les Grands Architectes ont écrit il y a peut-être des siècles qu’ils n’existeraient plus à la fin des ténèbres, les allumés et les poètes… des ténèbres qu’ils se contentent d’arpenter pour l’instant puis le fluide noirâtre et malsain évacué d’un bain outrageux, ne laissant sur la peau que des traces cuivrées. Et les idées archaïques des gens installés à flanc de coteau, sous les séquoias et les averses brûlantes. Puis sur le chott, des monstres à écailles, sans discernement, qui ont muté, évolué en se répandant dans les canalisations lorsque la baignoire s’est vidée rapidement. Et juste avant que la webcam ne rende l’âme et abandonne les « chats noirs » l’abîme où l’on ne peut se nourrir, l’océan qui pieusement se déchire, les ténèbres éternelles où l’on s’inflige des raclées, la solitude, et la tempête qui couve et qui ne décoiffera pas seulement les politiciens. Les mondes celtes giclent, roucoulent comme des buses et finiront par désavouer même les roués.