Poésie surréaliste NotesMat15

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Lunes rouges aux Philippines

Lunes rouges aux Philippines pour d’imprévisibles constructions génétiques : étincelles et feux follets pour un ADN que les épidémies ravivent, noirceurs sans fond pour que la tournée des gueuses soit sans bagage génétique, pirates informatiques codant pour un 11 novembre et tout le tsoin-tsoin des devoirs solennels, séquoias géants et camélias virant au jaune vif loufoque pour faire régner leur dictature…

Alors, en touchant le nerf central, ce point central qu’on osait à peine évoquer dans nos contrées, notre milice encourageait les scolopendres, après la tournée des gueuses, à boire comme des trous jusqu’à la tombe.

Et puis, de toute façon, c’était mieux pour supporter le froid polaire que cette Loi du Nord attribuait à la vodka ou à nos causes perdues jusqu’à transcender les non-sens et les non-dits… mais pour un peu de chaleur, nos yeux tisonnaient le corps de toutes ces femmes nues, nos yeux hébétés à la façon d’un Duke Ellington et le lierre nacré, sous les voûtes d’une cathédrale vétuste et gothique, cravachait sans relâche depuis deux lunes pour rapiécer nos cottes de mailles en lambeaux, alors tout pouvait bien nous arriver, ça nous était de toute façon égale.