Le mal des anguilles et des serpents noirs commençait à lentement se matérialiser… cependant, il s’avitaillait pour l’instant uniquement dans les kiosques où les amoureux d’un seul soir se battaient et simultanément se languissaient de l’arrivée d’un nouveau hologramme sur les murs de leur ville.
Le mal des anguilles et des serpents noirs s’était dissimulé dans une garçonnière et palangrait les sommets du Kilimandjaro pour qu’ils puissent sévir à son compte et à Bangkok, baignant dans le formol où tout le b.a.-ba des thèmes pour gentilhommes et des curieuses soirées était stocké avec des krills mutants, il n’était contagieux que pour les joueurs d’échecs, les fans d’Hugo Pratt, les muses sacrées, mais il n’y avait pas d’autres victimes à déplorer. Lorsqu’il vit sa représentation dans les bandes dessinées, les mangas de Kostroma l’une de ses victimes retrouva la santé, et soutenu par ses voisins, devint une icône de la mode… pour l’embaucher une troupe d’acteurs, que le diable avait jadis éclipsé des scènes et des tréteaux, promit de lui révéler maintes prophéties féeriques…
Ce pacte, d’après les rumeurs, se trouvait déjà il y a fort longtemps sur les pierres de Rosette, et clôturait enfin le mal des anguilles dont les historiens s’étaient octroyé l’héritage…
